Il y a des jours où tu te réveilles avec l’impression d’avoir perdu 30% de batterie pendant la nuit… alors que, techniquement, dormir est censé ajouter de l’énergie, pas en consommer. Et puis il y a ces matins où, sans raison particulière, ton corps a envie de bouger, de marcher, d’être “dans la vie”.
Ce contraste n’est pas un mystère : c’est l’équilibre entre repos et activité physique.
On oublie souvent que ces deux pôles fonctionnent ensemble. Le repos n’est pas seulement l’absence d’action, et l’activité n’est pas simplement “faire du sport”. Ensemble, ils forment un rythme qui conditionne ton humeur, ta digestion, ton système nerveux, ta motivation… bref, tout ce que tu ressens au quotidien.

Repos et activité : deux contraires qui se complètent
La nuit, ton corps entre dans un mode de réparation : il se refroidit doucement, ralentit certains mécanismes, en active d’autres, rééquilibre tes hormones et tes neurotransmetteurs.
Le jour, le mouvement réchauffe, active, circule, réveille les muscles, remet ton système nerveux sur pied.
En réalité, ton sommeil dépend de ta journée, et ta journée dépend de ton sommeil.
Quand l’un faiblit, l’autre suit. Quand l’un s’équilibre, l’autre retrouve son rythme.
C’est simple, mais on l’oublie facilement, surtout quand on est maman et qu’on vit avec un planning qui ressemble à un Tetris.
Ton rythme circadien : cette horloge que tu n’écoutes jamais
Ton corps est profondément influencé par la lumière. Le jour, la lumière naturelle signale “éveil”, “mouvement”, “activité”. La nuit, l’obscurité signale “retrait”, “ralentissement”, “repos”.
C’est pour ça que tu es naturellement plus active en été, et plus fatiguée en hiver.
Et ce n’est pas un bug : c’est parfaitement physiologique.
Pourtant, l’une des erreurs les plus courantes, est de lutter contre le sommeil quand il arrive. On ressent les premiers bâillements, les yeux qui piquent, la tête qui se fait lourde… et on se dit “j’ai encore deux choses à faire”.
Résultat : ton système nerveux, lui, se décale. Et il te le rappelle dès le lendemain matin.

Oublie les 8 heures “parfaites” : ce qui compte, c’est ton rythme à toi
On t’a appris qu’il fallait dormir huit heures. La vérité ? Chaque corps a son besoin.
Certains se sentent reposés avec six heures, d’autres avec neuf.
Et quand tu es maman… on va dire que tu fais comme tu peux, et on applaudit déjà l’effort !
Le vrai indicateur, ce n’est pas la quantité. C’est ta sensation au réveil. Un bon sommeil donne envie de bouger, de marcher, d’être active. Un mauvais sommeil donne envie de fusionner avec ton oreiller.
Et ça n’a rien à voir avec la volonté.
Ton métabolisme, ton système nerveux, ton moral… tout suit la qualité de ton repos.
Un manque de sommeil chronique peut ralentir ton métabolisme, dérégler ton appétit, augmenter le cortisol, fragiliser ton immunité et ainsi de suite.
Bref : si ton corps te semble lent ou sur les nerfs… c’est probablement qu’il manque de repos de qualité, pas de discipline.
Comment mieux suivre ton rythme naturel
Le plus grand secret du sommeil réparateur, c’est d’écouter ton corps au lieu d’écouter “le moment parfait” (qui n’arrive jamais, surtout avec un bébé).
Quand les premiers signes de fatigue arrivent, ton système nerveux est prêt. Retarder ce moment n’apporte rien, à part une nuit plus agitée et un réveil moins agréable.
Les saisons jouent aussi un rôle essentiel : l’hiver appelle plus de repos, l’été parfois une courte sieste quand la chaleur fatigue le corps. Ce n’est ni un caprice ni une faiblesse : c’est ta biologie.
Et il y a un autre point qu’on oublie souvent : bouger un minimum pendant la journée aide ton sommeil à se structurer. Pas besoin de courir 10 km, quoique parfois possible en courant derrière nos petits, une marche de dix minutes suffit pour dire à ton cerveau : “ok, on a bougé, mode récupération ON.”
Enfin, ne néglige pas l’état de ton mental au coucher. Un rituel simple, respiration, lecture, dhikr, ou encore tisane, suffit souvent à calmer le système nerveux avant la nuit.

Comment savoir si ton sommeil commence vraiment à s’améliorer ?
Tu n’as pas besoin d’un tableau excel pour ça. Ton corps te le dit.
Tu le sens quand ton repos a été bon :
- tu te lèves plus facilement,
- tu retrouves un léger élan pour bouger,
- ton moral est plus stable,
- ton visage est moins marqué,
- ton appétit est cohérent.
Et surtout : tu n’as plus cette sensation de lourdeur qui te colle toute la matinée qui te fais te demander si ton corps s’est bien reposé ou pas.
Ton énergie n’est pas un mystère, c’est un rythme
Repos et activité ne sont pas deux camps ennemis qui se disputent ton énergie. Ce sont plutôt deux partenaires qui travaillent main dans la main : l’un réchauffe, stimule, remet en mouvement ; l’autre apaise, répare, reconstruit. Quand cet échange naturel fonctionne comme il devrait, ton énergie revient d’elle même, sans forcing.
Et contrairement à certains discours, tu n’as pas besoin d’une routine parfaite, calibrée à la minute près, pour que ça marche. Tu n’as pas non plus besoin de devenir cette femme ultra disciplinée qu’on voit dans les livres de développement personnel, celle qui se lève à 5 h du mat (attention je ne parle pas de religion) pour méditer en buvant un jus vert, alors que toi tu essayes à peine de survivre à la nuit.
Ce qu’il te faut, c’est simplement un rythme qui ressemble à ta vie, qui respecte ton corps et s’adapte à ton quotidien de femme, de maman, d’humaine tout court. Un rythme réaliste, qui te soutient, pas qui culpabilise.
Quand tu t’accordes ça, l’équilibre commence enfin à travailler pour toi… au lieu de te tomber dessus.
