Tu te sens peut-être souvent fatiguée, dépassée par ton rythme, ou en décalage avec ton propre corps. Il y a peut-être des jours où tu te dis :
« Je suis fatiguée même quand je ne fais rien… »
« Je n’arrive plus à suivre, tout me demande un effort… »
« Je sens que quelque chose cloche en moi, mais je ne sais pas quoi. »
« Je veux aller mieux, mais je ne sais plus quoi changer. »
Et si, avant de chercher des solutions compliquées, tu revenais simplement aux sources?
Ton corps fonctionne depuis ta naissance selon trois principes fondamentaux universels, naturels et logiques mais que la vie nous fait oublier.

Ces trois principes, ce sont eux qui déterminent ton énergie, ton humeur, ton immunité, ton apaisement…
Si tu les comprends, tu comprends ton corps.
Si tu les respectes, tu vas déjà beaucoup mieux.
I – La préservation : ton corps est conçu pour fonctionner harmonieusement
À la naissance, un bébé arrive avec un corps complet : des organes prêts à fonctionner, des hormones qui se mettent en place, un système immunitaire en pleine construction. Tout a été créé pour que ce corps puisse fonctionner correctement toute une vie, tant qu’il évolue dans un environnement qui le soutient.
Ton corps a été conçu avec une intelligence extraordinaire.
Chaque jour, même quand tu ne t’en rends pas compte, il :
- régule ta température,
- répare des cellules,
- lutte contre des microbes,
- équilibre ton système nerveux,
- gère ton énergie
- et ajuste ce qui doit l’être.
Mais cette capacité a une limite.
Un corps ne peut pas être en adaptation constante, en tension permanente, sans pause.
C’est souvent là que tu commences à sentir :
- une fatigue persistante,
- une irritabilité inhabituelle,
- des douleurs diffuses,
- une digestion lourde,
- des tensions dans le dos ou la poitrine,
- un mental saturé.
Ce sont les signes que ton corps essaie encore de te préserver, mais qu’il manque d’espace.
Et si tu commençais à l’écouter ?

II – L’abstinence de toutes choses nuisibles : arrêter ce qui surcharge ton système
Ton corps fonctionne comme un tableau de bord :
quand tout va bien, les voyants sont au vert.
Mais quand quelque chose dérange ton équilibre, les voyants passent à l’orange, parfois au rouge.
Une douleur, une fatigue, un mal-être, une boule au ventre, une migraine… rien n’arrive par hasard.
Ce sont des messages, pas des faiblesses.
Pour comprendre ce qui te surcharge, il faut distinguer deux types de nuisances.
Les nuisances spécifiques
Ce sont celles qui sont propres à toi :
- allergies,
- intolérances,
- hypersensibilités,
- réactions digestives ou cutanées,
- stress émotionnel particulier.
Ta voisine peut manger un aliment que toi tu ne tolères pas.
Ton amie peut vivre une situation qui te fatigue, alors qu’elle la gère sans effort.
Nous n’avons pas toutes le même terrain.
Les nuisances générales
Ce sont celles qui fatiguent tout le monde :
- le sucre en excès,
- les perturbateurs endocriniens,
- le manque de sommeil,
- la sédentarité,
- les écrans tard le soir,
- les pensées négatives répétées,
- le stress chronique.
Plus tu continues à absorber ce qui te nuit, plus ton corps doit compenser.
Et c’est là que tu te dis :
« Je n’en peux plus. »
« Je suis à bout. »
« Mon corps ne suit plus. »
Ce n’est pas toi le problème.
C’est juste ton corps qui te demande d’arrêter ce qui l’épuise, pour qu’il puisse se rééquilibrer.

III- L’évacuation : ton corps doit éliminer ce qu’il ne peut pas garder
Pour bien fonctionner, ton corps doit pouvoir faire circuler ce qui entre, et évacuer ce qui n’a plus sa place.
Il reçoit, il transforme, il utilise… et ensuite, il élimine ce qui est inutile ou toxique.
C’est une loi naturelle. Une loi aussi importante que la respiration.
Tu élimines par :
- ta digestion,
- ta transpiration,
- ta respiration,
- tes urines,
- ta peau,
- et même par tes émotions.
Oui, ton cœur aussi évacue.
Mais quand ton rythme est trop rapide, quand tu accumules trop de tensions, trop de sucre, trop de stress, trop d’écrans, pas assez de sommeil… ton corps n’arrive plus à suivre.
Ce qui devait circuler se met à stagner.
Et ce qui stagne se transforme en :
- lourdeur digestive,
- inflammations,
- rétention d’eau,
- migraines,
- kystes,
- douleurs articulaires,
- brouillard mental,
- anxiété sans raison,
- irritabilité,
- fatigue extrême.
Ton corps te dit :
« Je n’arrive plus à évacuer ce que tu accumules. Aide-moi. »
Parfois, l’évacuation naturelle ne suffit plus, et seule la médecine peut intervenir (comme pour retirer un kyste). La naturopathie n’essaie jamais de remplacer la médecine. Elle essaie de t’aider bien avant, pour éviter d’en arriver aux blocages.
Revenir à l’évacuation, c’est revenir au mouvement :
- boire assez,
- respirer profondément,
- bouger un peu chaque jour,
- libérer tes émotions,
- marcher dans la nature,
- utiliser les plantes qui soutiennent le foie, les reins, la peau, la digestion,
- dormir vraiment, pas seulement “fermer les yeux”.
Ton corps a besoin d’espace.
D’aération.
De circulation.
De relâchement.
L’évacuation n’est pas un concept théorique.
C’est une manière de vivre, une manière de respecter ton corps dans ce qu’il essaie de faire depuis toujours.
En résumé : ta santé repose sur trois fondations simples
- La préservation
Ce que tu donnes à ton corps pour le soutenir. - L’abstinence
Ce que tu retires pour ne plus le surcharger. - L’évacuation
Ce qui doit sortir pour laisser circuler l’énergie.
Ce sont ces trois piliers qui déterminent ton niveau d’énergie, ton calme intérieur, ta vitalité, ton moral, ton sommeil…
Tout part de là.

Pourquoi c’est essentiel pour toi aujourd’hui ?
Si aujourd’hui tu te sens fatiguée, tendue ou dépassée, ce n’est pas un hasard. Ton corps essaie simplement de te parler. Peut-être que tu te réveilles déjà épuisée, que ton esprit tourne en continu, que tes émotions prennent plus de place que d’habitude, ou que tu as cette impression difficile à décrire : « quelque chose ne va pas, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus ».
Ce n’est pas dans ta tête. C’est ton corps qui réagit à un rythme de vie trop rapide, à une charge qui s’accumule, ou à des signaux que tu n’as pas eu le temps d’écouter.
Comprendre ces trois principes, c’est comprendre ce qui se passe en toi : pourquoi tu manques d’énergie, pourquoi ta digestion change, pourquoi ton humeur fluctue ou pourquoi tu te sens plus sensible.
Et quand tu comprends ton corps, tu arrêtes de te juger. Tu arrêtes de te dire que tu es faible ou « pas assez ». Tu réalises que ton corps ne te lâche pas : il te guide.
Revenir à ces trois fondations, c’est déjà commencer à aller mieux.
C’est retrouver une manière de vivre plus douce, plus simple, plus respectueuse de toi.
